Rédiger son document unique d’évaluation des risques

Le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP), est une obligation pour toutes les entreprises et pour tout organisme ayant au moins un salarié. Il est donc obligatoire de le créer, le mettre à jour et de le tenir à disposition des ses salariés. La règlementation applicable au document unique d’évaluation des risques est disponible en bas de la page (cf. lien).

 

Informations générales sur le document unique

Le document unique est donc la retranscription de l’évaluation des risques professionnels. Il permet d’identifier tous ses risques en fonction de son activité et du travail réel des salariés. Il permet d’organiser la prévention par la mise en place d’actions avec des notions de priorités (cotation des risques).

Informations sur le document unique : Qu’est ce que le document unique ?

 

Construire son document unique d’évaluation des risques

Le document unique d’évaluation des risques professionnels doit à minima contenir les éléments ci-après. Il s’agit aussi la méthode permettant de créer le document unique d’évaluation des risques professionnels :

  • Définir les unités de travail ;Document Unique d'Évaluation des Risques professionnels
  • Décrire le travail effectué par les salariés ;
  • Décrire les dangers associés à ce travail ;
  • Analyser le risque associé au(x) danger(s) ;
  • Réaliser une cotation du risque : fréquence et gravité ;
  • Définir le niveau de priorité associé aux risques ;
  • Mettre en place les plans d’actions face aux principaux risques.

 

0. Constituer le/les groupes de travail

Le document unique doit être une démarche collaborative. Il ne peut être créé seul sans intégration des salariés. En effet, ce document doit être l’exacte reflet du travail réalisé. Il est important d’impliquer toutes la parties intéressées, il s’agit bien de faire le lien entre la volonté (ou l’obligation) de la direction à protéger la santé de ses salariées et les salariés eux mêmes qui réalise leurs missions sur le terrain.

Créer un un groupe de travail est donc un éléments important de ce dispositif. Il faudra ensuite nommer un pilote à ce groupe de travail.

Le groupe de travail peut être composé  :

  • Des salariés de différents métiers ;
  • Du /des chef(s) d’atelier / d’équipe ;
  • Des membres du CHSCT ;
  • Des représentants du personnel ;
  • Du / des chargé(s) de prévention / du responsable sécurité ;
  • Du chef d’entreprise ou son représentant ;
  • Du consultant si vous avez sollicité un accompagner à la rédaction du document unique.

Le pilote du groupe de travail à pour mission de suivre l’avancée du dossier et d’assurer la cohérence entre les différents services / pôles / ateliers / …  Il s’assure donc de l’avancement de la pertinence et de l’homogénéité de la démarche.

Il doit avoir toute liberté pour organiser le travail autour des unités de travail, de planifier des réunion, d’inviter les personnels et assurer l’avancement de la démarche.

Le pilote n’est pas le responsable de l’évaluation et de la prévention des risques. L’employeur qui est le gérant, le directeur de site, … est le seul responsable de l’évaluation des risques et du plan d’action associé.

L’intérêt d’un personnel expérimenté en gestion des risques est donc primordiale pour la direction de l’entreprise. Un consultant sécurité prend tout son sens dans les petites entreprises qui ne peuvent faire appel à un emploi permanent pour la prévention des risques professionnels.

 

1. Définir les unités de travail

Il convient d’étudier l’ensemble des situations de travail existantes ou celles potentielles*. L’étude de l’ensemble de ces situations, par unité de travail permet de réaliser un état des lieux complet des risques auxquels les salariés sont exposés.

L’unité de travail peut être :

  • Un espace géographique: par bâtiment, par zone de travail ;
  • Un phase / partie du process ;
  • Un type de risque ;
  • Une combinaison des 3.

Il est plutôt conseillé d’utiliser les lieux dans la majorité des cas. par exemple lorsqu’il y a une marche en avant, une chaine de production … Il est d’autant plus facile à mettre en oeuvre car le lieu est restreint à un espace physique. En revanche, il ne faut pas oublier les espaces communs ou des risques peuvent se présenter : vestiaires, douches, lieux de passage, parking, …

Il est utilisé une partie du process ou un type de risque lorsqu’un même lieux est utilisé pour l’ensemble du process de fabrication. Par exemple, une entreprise de bâtiment fera intervenir ses équipes : maçon, électricien, plombier, couvreur, … sur le même lieu mais les risques vont être différents en fonction des métier. Il y aura aussi des risques commun à toutes ces unités de travail, par exemple la chute de plein pied.

 

* : les situations potentielles peuvent être des moments de travail ou des lieux de travail que pourraient rencontrera les salariés mais qui ne sont pas forcément existante aujourd’hui. Par exemple, une entreprise d’entretien des espaces verts peut intervenir sur des murs végétaux a l’avenir ou sur des toits vegetalisés.

 

2. Définir les risques pour constituer le document unique

Identifier les dangers : le danger est la propriété ou capacité intrinsèque d’un équipement, d’une substance, d’une méthode de travail, de causer un dommage aux travailleurs.

Risque : éventualité d’une rencontre entre un travailleur et le(s) danger(s) auquel il peut être exposé.

Analyser les risques : c’est le résultat de l’étude des conditions d’exposition des travailleurs à ces dangers.

 

Source : circulaire 6 DRT du 18 avril 2002, concernant le document unique et l’évaluation des risques professionnels

 

3. Coter le risque

Dans cette analyse des risques, i convient ensuite de mener un cotation du risque pour identifier les plus importants et par déclinaison les moins importants.

Cette cotation se fait en fréquence d’exposition et de gravité.

La fréquence d’exposition est l’estimation, basée sur l’observation et l’expérience, de la rencontre du danger par les salariés de l’entreprise.

La gravité est la conséquence potentielle du danger sur les salariés. La gravité va de la petite blessure à la mort.

 

4. Sélectionner les principaux risques

Il faut maintenant se focaliser sur les risques les plus important. En effet, il faut mettre des actions en place pour maitriser ces risques pour la santé des collaborateurs. L’objectif est de limiter l’exposition de ses salariés.

 

5. Mise à jour du document unique d’évaluation des risques professionnels (DEURP)

La ré-étude du document unique permet de mettre à jour les risques en fonction des nouvelles pratiques.  Il est conseiller de mener une mise à jour du document unique annuellement. Cette mise à jour peut être partielle et faire évoluer le DUERP par unité  de travail par exemple.

De plus, le plan d’action peut être mis à jour afin de maitriser les risques “de plus en plus faibles”, ce qui induira un gain de productivité par la diminution des arrêts de travail, des maladies professionnelles ou d’accidents de travail.

 

Accompagnement à la rédaction du document unique d’évaluation des risques

L’accompagnement à la rédaction du document unique d’évaluation des risques professionnels est une possibilité qui permet de cadrer la démarche interne.

De plus, la vision globale du consultant est importante pour réaliser une première analyse in-situ qui permettra de cadrer les salariés questionnés.

De plus, le consultant dispose de connaissances permettant d’aller à l’essentiel lors de l’analyse des risques et la constitution du document unique.

Nous pouvons répondre à vos questions et vous accompagner dans votre projet de document unique.

Liens vers nos métiers :

Pour marque-pages : Permaliens.

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