Enquête publique ISO 45001 : qui est concerné et comment préparer votre organisation aux futures évolutions ?

L’enquête publique de l’ISO 45001 marque une étape importante dans la révision de la norme internationale dédiée au management de la santé et de la sécurité au travail (SST). Après plusieurs années d’application de la version publiée en 2018, l’ISO souhaite faire évoluer son référentiel afin de répondre aux nouvelles réalités du monde du travail et aux enjeux émergents auxquels les organisations sont aujourd’hui confrontées.

Cette consultation permet aux entreprises, aux consultants, aux auditeurs, aux organismes certificateurs, aux organisations professionnelles ainsi qu’à l’ensemble des parties intéressées de prendre connaissance du projet de révision et de transmettre leurs observations. Les remarques formulées pendant cette période seront étudiées par les groupes de travail internationaux avant la publication de la future version de la norme.

Au-delà de cette consultation, l’enquête publique constitue surtout une excellente occasion d’anticiper les évolutions à venir. Les premières orientations du projet montrent déjà une volonté de renforcer la place accordée à la santé des travailleurs, de mieux intégrer le bien-être au travail, de prendre davantage en compte les nouvelles formes d’organisation du travail, les caractéristiques individuelles des salariés ainsi que les effets du changement climatique sur la santé et la sécurité au travail. Ces évolutions, si elles sont confirmées, auront un impact sur les systèmes de management des organisations certifiées ISO 45001. 

Toutes les entreprises ne seront cependant pas concernées de la même manière. Certaines devront simplement ajuster quelques pratiques, tandis que d’autres pourront être amenées à faire évoluer plus largement leur analyse des risques, leurs dispositifs de prévention ou leurs processus internes. Les organismes actuellement engagés dans une démarche de certification ont donc tout intérêt à suivre attentivement cette révision afin de préparer progressivement leur transition.

enquête publique ISO 45001

Demander un audit

09 72 01 00 07

Qu’est-ce que l’enquête publique ISO 45001 ?

Une consultation ouverte à l’ensemble des parties intéressées

L’enquête publique constitue une étape officielle du processus de révision de l’ISO 45001. Avant qu’une nouvelle version de la norme ne soit définitivement adoptée, le projet est soumis à consultation afin de recueillir les observations des utilisateurs et des acteurs concernés par la santé et la sécurité au travail.

Contrairement à une idée reçue, cette consultation n’est pas réservée aux seuls experts de la normalisation. Les entreprises certifiées, les consultants, les auditeurs, les organismes certificateurs, les représentants des employeurs, les représentants des salariés, les organisations professionnelles ou encore les spécialistes de la prévention peuvent tous prendre connaissance du projet et transmettre leurs remarques.

Cette ouverture permet d’intégrer les retours d’expérience des utilisateurs de la norme. Les commentaires portent aussi bien sur la compréhension des futures exigences que sur leur applicabilité dans les organisations ou leur cohérence avec les réalités du terrain.

L’objectif est simple : élaborer une norme qui soit non seulement techniquement pertinente, mais également facilement applicable par les entreprises de toutes tailles et de tous secteurs d’activité.

Pourquoi cette consultation est-elle organisée ?

Une norme internationale est destinée à être utilisée pendant plusieurs années par des millions de professionnels dans le monde. Avant sa publication, il est donc indispensable de vérifier que les évolutions proposées répondent réellement aux besoins des organisations.

L’enquête publique permet précisément de confronter le projet de norme aux réalités opérationnelles. Les utilisateurs peuvent signaler des exigences qui paraissent difficiles à appliquer, proposer des clarifications ou attirer l’attention des rédacteurs sur certaines situations qui n’auraient pas été suffisamment prises en compte.

Dans le cadre de la révision de l’ISO 45001, cette consultation intervient alors que plusieurs évolutions importantes sont proposées. Le projet prévoit notamment de renforcer la place de la santé des travailleurs, d’intégrer plus largement les notions de bien-être, de prendre davantage en compte les nouvelles organisations du travail et d’aborder explicitement les conséquences du changement climatique sur la santé et la sécurité au travail. 

Avant que ces orientations ne deviennent des exigences internationales, l’ISO souhaite donc recueillir les avis des principaux utilisateurs de la norme.

Qui peut répondre à l’enquête publique ?

Toutes les organisations ne répondront pas nécessairement à l’enquête publique, mais chacune peut y participer si elle souhaite contribuer à l’évolution de la norme.

Les entreprises déjà certifiées ISO 45001 figurent naturellement parmi les premiers acteurs concernés. Leur retour d’expérience permet d’évaluer la pertinence des exigences proposées et d’identifier les éventuelles difficultés de mise en œuvre. Les organismes actuellement engagés dans une démarche de certification peuvent également participer afin d’anticiper les évolutions susceptibles d’impacter leur futur système de management.

Les consultants, les auditeurs, les organismes certificateurs, les préventeurs, les services de santé au travail, les fédérations professionnelles ou encore les experts en prévention disposent eux aussi d’une expérience précieuse qui contribue à enrichir les travaux de révision.

Plus largement, toute personne ayant une connaissance de la santé et de la sécurité au travail peut transmettre des observations argumentées. Cette diversité des profils permet de construire une norme plus représentative des réalités rencontrées sur le terrain.

Que deviennent les commentaires transmis ?

Les observations recueillies pendant l’enquête publique ne sont pas simplement archivées. Elles sont analysées par les organismes nationaux de normalisation puis transmises aux groupes de travail internationaux chargés de la révision de l’ISO 45001.

Chaque commentaire est étudié individuellement. Les experts examinent les propositions de modification, les demandes de clarification ou les difficultés d’application signalées par les participants. Lorsque plusieurs contributeurs soulignent la même problématique, le comité de révision peut décider de modifier la rédaction du texte, de préciser certaines exigences ou de reformuler certains passages afin d’améliorer leur compréhension.

Tous les commentaires ne conduisent pas automatiquement à une modification de la norme, mais chacun participe à alimenter les débats techniques avant la publication de la version définitive.

Cette démarche collaborative constitue l’un des fondements du système de normalisation internationale. Elle permet de faire évoluer les normes en s’appuyant sur l’expérience des organisations qui les utilisent quotidiennement et contribue à produire un référentiel plus robuste, plus clair et mieux adapté aux enjeux actuels de la santé et de la sécurité au travail.

Pourquoi les entreprises ont-elles intérêt à suivre cette enquête ?

Anticiper les futures exigences de la norme

Même si la future version de l’ISO 45001 n’est pas encore publiée, les orientations présentées dans le cadre de l’enquête publique permettent déjà aux organisations de mieux comprendre les évolutions susceptibles d’impacter leur système de management. Attendre la publication officielle pour s’y intéresser reviendrait à repousser une réflexion qui peut pourtant être engagée dès aujourd’hui.

En consultant le projet de révision, les entreprises peuvent identifier les thèmes qui devraient prendre davantage d’importance dans les prochaines années. Parmi eux figurent notamment le renforcement de la dimension santé, la prise en compte du bien-être des travailleurs, l’intégration des nouvelles formes d’organisation du travail, l’adaptation des mesures de prévention aux caractéristiques individuelles des salariés ou encore les conséquences du changement climatique sur la santé et la sécurité au travail. 

Cette visibilité permet aux responsables QHSE de commencer à évaluer les impacts potentiels sur leur organisation. Ils peuvent ainsi anticiper les évolutions de leurs analyses de risques, de leurs plans d’action ou de leurs procédures internes, sans attendre le début officiel de la période de transition.

Une entreprise qui suit dès aujourd’hui les travaux de révision disposera d’une longueur d’avance lorsque la nouvelle version de la norme sera publiée.

Comprendre les orientations retenues par les experts

Au-delà des futures exigences, l’enquête publique permet également de mieux comprendre la philosophie de la révision. Les modifications proposées ne sont pas de simples ajustements rédactionnels ; elles traduisent une évolution de la manière dont l’ISO envisage désormais la santé et la sécurité au travail.

Le projet montre notamment une volonté d’élargir la prévention au-delà des seuls accidents du travail. Les notions de santé globale, de bien-être, de retour au travail après un problème de santé ou encore d’adaptation de la prévention aux spécificités des travailleurs occupent une place beaucoup plus visible qu’auparavant. 

Comprendre ces orientations aide les entreprises à prendre du recul sur leur propre système de management. Elles peuvent s’interroger sur la manière dont elles abordent aujourd’hui ces sujets et identifier les domaines dans lesquels leur démarche pourrait être renforcée.

Cette réflexion permet de préparer non seulement la conformité future, mais également l’évolution globale de la politique de prévention de l’organisation.

Préparer progressivement son système de management

Suivre l’enquête publique ne signifie pas qu’il faut immédiatement modifier son système ISO 45001. En revanche, cette période constitue une excellente occasion de préparer progressivement les évolutions qui pourraient être nécessaires.

Les entreprises peuvent par exemple réaliser un état des lieux de leur système actuel, analyser leurs évaluations des risques ou identifier les processus susceptibles d’être concernés par les nouvelles orientations de la norme. Cette démarche permet de mesurer les écarts potentiels sans engager de changements prématurés.

Les responsables peuvent également sensibiliser la direction, les managers et les équipes QHSE aux thèmes qui émergent dans le projet de révision. Cette montée en compétence progressive facilitera ensuite l’appropriation des nouvelles exigences lorsque celles-ci seront définitivement publiées.

En anticipant dès maintenant cette évolution, les organisations répartissent les efforts dans le temps et évitent de concentrer toutes les adaptations pendant la période officielle de transition.

Éviter une transition réalisée dans l’urgence

Chaque révision d’une norme ISO entraîne une période d’adaptation pour les entreprises certifiées. Les organisations qui découvrent les nouvelles exigences au moment de leur publication doivent souvent modifier rapidement leurs procédures, former leurs équipes et préparer leurs audits de transition dans des délais parfois contraints.

À l’inverse, les entreprises qui suivent les travaux de révision bénéficient d’une meilleure visibilité. Elles comprennent les évolutions plusieurs mois avant leur entrée en vigueur et peuvent organiser leur transition de manière progressive.

Cette anticipation réduit considérablement les risques d’oublis ou de modifications précipitées. Les actions peuvent être intégrées au programme d’audits internes, aux revues de direction ou aux plans d’amélioration continue déjà existants.

Plutôt que de subir la future révision de l’ISO 45001, les organisations peuvent ainsi la transformer en véritable opportunité pour renforcer leur système de management, améliorer leurs pratiques de prévention et faire évoluer durablement leur culture de santé et de sécurité au travail.

Qui est réellement concerné par la future ISO 45001 ?

Les entreprises déjà certifiées ISO 45001

Les premières organisations concernées par la révision de l’ISO 45001 sont naturellement celles qui disposent déjà d’une certification en vigueur. Lorsque la future version de la norme sera publiée, ces entreprises devront progressivement adapter leur système de management afin de répondre aux nouvelles exigences. Comme pour les précédentes révisions des normes ISO, une période de transition devrait être mise en place afin de laisser aux organisations le temps nécessaire pour faire évoluer leurs pratiques.

Même si les modalités officielles de cette transition ne sont pas encore connues, les entreprises certifiées ont tout intérêt à suivre dès maintenant les travaux de révision. Elles pourront ainsi identifier les évolutions les plus susceptibles d’impacter leur système de management et préparer progressivement les adaptations nécessaires.

Les premières orientations du projet montrent notamment que les organisations devront probablement renforcer certains aspects de leur démarche, notamment ceux liés à la santé des travailleurs, au bien-être, aux nouvelles organisations du travail ou encore aux effets du changement climatique sur les conditions de travail.

Cette anticipation permettra d’aborder les futurs audits de transition avec davantage de sérénité et de limiter les ajustements à réaliser dans des délais contraints.

Les entreprises en cours de certification

Les organisations actuellement engagées dans une démarche de certification ISO 45001 sont également concernées par la révision en cours. Même si leurs audits continueront à être réalisés sur la base de la norme ISO 45001:2018 jusqu’à la publication officielle de la nouvelle version, elles ont tout intérêt à intégrer une vision à plus long terme dans leur projet.

Construire aujourd’hui un système de management suffisamment souple facilitera les évolutions futures. Les entreprises peuvent par exemple développer davantage les actions en faveur de la santé des travailleurs, renforcer leur démarche de prévention ou intégrer progressivement certaines réflexions déjà présentes dans le projet de révision.

Cette approche présente un double avantage. Elle permet d’obtenir la certification selon la version actuellement en vigueur tout en limitant les adaptations qui devront être réalisées quelques années plus tard lors de la transition vers la future norme.

L’objectif n’est pas d’appliquer dès maintenant des exigences qui ne sont pas encore définitives, mais de concevoir un système capable d’évoluer facilement lorsque la nouvelle version sera publiée.

Les organisations souhaitant se certifier prochainement

Les entreprises qui envisagent de mettre en place un système de management de la santé et de la sécurité au travail dans les prochains mois sont elles aussi concernées par cette révision. Même si leur projet débute avec la version actuelle de l’ISO 45001, il est pertinent de suivre les grandes orientations de la future norme afin de construire un système durable.

Cette veille permet notamment d’éviter de développer des processus qui devraient être profondément modifiés quelques années plus tard. Les organisations peuvent ainsi intégrer dès la conception de leur système une approche plus globale de la santé, renforcer leur réflexion sur les nouvelles formes de travail ou anticiper les sujets émergents qui devraient occuper une place croissante dans les prochaines versions de la norme.

Cette démarche facilite également le dialogue avec les consultants, les auditeurs et les organismes certificateurs, qui suivent eux aussi de près l’évolution des travaux de révision.

En anticipant ces évolutions dès le démarrage du projet, les entreprises sécurisent leur investissement et construisent un système de management capable d’accompagner durablement leur développement.

Les consultants, auditeurs et organismes certificateurs

La révision de l’ISO 45001 concerne également l’ensemble des professionnels qui accompagnent les entreprises dans leurs démarches de certification. Les consultants devront adapter leurs méthodes d’accompagnement, les auditeurs devront se former aux nouvelles exigences et les organismes certificateurs devront préparer les futurs audits de transition.

Pour ces acteurs, l’enquête publique constitue une source d’information particulièrement précieuse. Elle permet de comprendre les évolutions envisagées, d’anticiper les questions que se poseront les entreprises et de préparer les outils qui seront utilisés lors du déploiement de la future norme.

Les consultants peuvent d’ores et déjà intégrer ces nouvelles orientations dans leur veille réglementaire et normative. Les organismes certificateurs suivent également attentivement les travaux de l’ISO afin d’anticiper l’évolution de leurs référentiels d’audit et de former leurs équipes.

Cette préparation collective facilitera la transition lorsque la future version sera officiellement publiée. Les entreprises bénéficieront ainsi d’un accompagnement plus efficace et de réponses plus rapides aux questions qu’elles se poseront au moment d’adapter leur système de management de la santé et de la sécurité au travail.

Comment préparer votre organisation aux futures évolutions de l’ISO 45001 ?

Réaliser un état des lieux de votre système actuel

La meilleure façon de préparer la future version de l’ISO 45001 consiste à commencer par évaluer objectivement votre système de management actuel. Même si les nouvelles exigences ne sont pas encore définitives, les orientations du projet permettent déjà d’identifier les domaines qui pourraient nécessiter une attention particulière.

Cet état des lieux peut être réalisé dans le cadre d’un audit interne ou d’une revue globale du système de management. Il s’agit d’analyser les processus existants, les évaluations des risques, les dispositifs de prévention, les indicateurs, les audits précédents ainsi que les actions d’amélioration mises en œuvre.

L’objectif n’est pas de modifier immédiatement votre système, mais de mesurer son niveau de maturité face aux évolutions proposées. Votre organisation prend-elle suffisamment en compte la santé des travailleurs ? Les nouvelles formes d’organisation du travail sont-elles intégrées dans vos analyses de risques ? Les effets du changement climatique ou les spécificités individuelles des salariés sont-ils déjà abordés dans votre démarche de prévention ? Ces questions permettent d’identifier les premiers axes de réflexion.

Cet état des lieux constitue une base solide pour préparer sereinement la future transition, tout en continuant à répondre pleinement aux exigences de la version actuelle de la norme.

Identifier les évolutions susceptibles d’avoir un impact

Toutes les organisations ne seront pas concernées de la même manière par la future ISO 45001. Les impacts dépendront notamment du secteur d’activité, des métiers exercés, des modes d’organisation et du niveau de maturité du système de management déjà en place.

Une entreprise industrielle ne sera pas confrontée aux mêmes enjeux qu’une société de services ou qu’une organisation dont les collaborateurs travaillent principalement en télétravail. Certaines structures devront surtout renforcer leurs actions en faveur de la santé des travailleurs, tandis que d’autres devront intégrer plus largement les nouvelles formes d’organisation du travail ou les conséquences des épisodes climatiques extrêmes.

Le projet de révision met notamment en avant plusieurs thèmes qui méritent d’être analysés : la protection de la santé, le retour au travail après un problème de santé, le bien-être des collaborateurs, les caractéristiques individuelles des travailleurs, les nouveaux lieux de travail ainsi que les impacts du changement climatique. 

En évaluant dès aujourd’hui ces différents sujets, les organisations pourront hiérarchiser les adaptations qui seront probablement nécessaires une fois la nouvelle norme publiée.

Sensibiliser la direction et les managers

La réussite d’une transition vers une nouvelle version de l’ISO 45001 dépend largement de l’implication de la direction et de l’encadrement. Les managers jouent un rôle essentiel dans la mise en œuvre des actions de prévention, l’application des procédures et le développement de la culture sécurité au sein des équipes.

Il est donc recommandé de les informer dès maintenant des grandes orientations de la révision. Cette sensibilisation ne vise pas à présenter des exigences définitives, mais à leur permettre de comprendre les évolutions actuellement proposées et leurs conséquences potentielles pour l’organisation.

Les responsables pourront ainsi intégrer progressivement ces nouveaux enjeux dans leurs pratiques quotidiennes. Les revues de direction, les réunions sécurité, les audits internes ou les plans d’amélioration constituent autant d’occasions d’aborder ces sujets avant même la publication officielle de la nouvelle norme.

Cette anticipation facilite l’appropriation des futures évolutions et limite les résistances au changement lors de la période de transition.

Élaborer un plan de transition progressif

L’une des erreurs les plus fréquentes lors des révisions normatives consiste à attendre la publication officielle avant de commencer les travaux d’adaptation. Cette approche conduit souvent à des projets menés dans l’urgence, avec des délais réduits et une forte mobilisation des équipes.

À l’inverse, les organisations qui élaborent progressivement un plan de transition disposent d’une meilleure visibilité. Elles peuvent suivre les travaux de révision, analyser les impacts potentiels, définir des priorités et planifier les futures évolutions sur plusieurs mois.

Ce plan peut notamment prévoir une veille normative régulière, la réalisation d’audits internes ciblés, la mise à jour progressive des analyses de risques, des actions de sensibilisation ou encore la planification des futures formations. Les adaptations sont ainsi réparties dans le temps et intégrées naturellement dans le fonctionnement du système de management.

Lorsque la future ISO 45001 sera officiellement publiée, l’organisation disposera déjà d’une feuille de route claire. La transition ne sera plus perçue comme une contrainte, mais comme l’aboutissement d’une préparation engagée bien en amont.

Pourquoi se faire accompagner pour préparer la future ISO 45001 ?

Bénéficier d’une veille sur les évolutions de la norme

Préparer une révision normative nécessite de suivre régulièrement les travaux des comités de normalisation ainsi que les différentes étapes du processus de révision. Pour la plupart des entreprises, cette veille représente un travail conséquent qui s’ajoute aux nombreuses missions déjà assurées par les responsables QHSE.

Faire appel à un consultant spécialisé permet de disposer d’une information fiable et actualisée sur l’avancement de la future ISO 45001. Il suit les différentes étapes de la révision, analyse les évolutions proposées et aide l’organisation à distinguer les orientations qui auront un réel impact de celles qui relèvent davantage de précisions rédactionnelles.

Cet accompagnement permet également d’interpréter correctement les informations diffusées pendant l’enquête publique. Toutes les propositions présentées dans le projet ne deviendront pas nécessairement des exigences définitives. Le consultant aide ainsi l’entreprise à anticiper les changements les plus probables sans engager de modifications prématurées.

Cette veille permanente permet aux organisations de préparer leur transition avec méthode et d’éviter les décisions prises dans l’urgence après la publication de la nouvelle norme.

Identifier les écarts avant la publication officielle

L’un des principaux intérêts d’un accompagnement consiste à réaliser un diagnostic anticipé du système de management existant. En s’appuyant sur les orientations actuellement proposées, le consultant peut identifier les domaines qui pourraient nécessiter une évolution lorsque la future ISO 45001 sera publiée.

Cette analyse ne vise pas à auditer la conformité à une norme qui n’existe pas encore, mais à mesurer le niveau de préparation de l’organisation face aux évolutions envisagées. Les analyses de risques, les dispositifs de prévention, les processus de veille, les procédures de retour au travail ou encore la prise en compte des nouvelles formes d’organisation peuvent ainsi être évalués.

Les résultats permettent ensuite de hiérarchiser les futures actions sans bouleverser immédiatement le système de management. Les améliorations peuvent être intégrées progressivement dans les plans d’action déjà existants, ce qui facilite grandement la future transition.

Cette anticipation réduit les risques de découvrir, au moment de la publication officielle, des écarts importants nécessitant une réorganisation rapide du système.

Préparer progressivement les équipes

Une évolution normative ne repose pas uniquement sur la mise à jour des documents. Elle implique également que les collaborateurs comprennent les nouvelles orientations et soient capables de les appliquer dans leurs activités quotidiennes.

Le consultant accompagne la direction, les managers et les équipes QHSE dans cette montée en compétence progressive. Il présente les grandes orientations de la révision, explique les impacts potentiels sur l’organisation et répond aux interrogations des différents acteurs.

Cette sensibilisation est particulièrement utile lorsque les futures évolutions concernent des sujets transversaux comme la santé globale, le bien-être au travail, les nouvelles organisations du travail ou encore les effets du changement climatique. Ces thèmes dépassent souvent le cadre traditionnel de la prévention des accidents et nécessitent une appropriation progressive par les équipes.

En préparant les collaborateurs plusieurs mois avant la publication de la nouvelle norme, l’entreprise favorise une transition plus fluide et limite les résistances au changement.

Transformer la révision en opportunité d’amélioration

La révision d’une norme est parfois perçue comme une contrainte supplémentaire ou une obligation administrative. Pourtant, elle constitue surtout une occasion de prendre du recul sur son système de management et d’identifier de nouveaux leviers de performance.

Un consultant ne se contente pas de préparer la conformité future. Il aide également l’organisation à utiliser cette période de transition pour améliorer ses pratiques de prévention, renforcer sa culture sécurité, optimiser ses processus et développer une approche plus globale de la santé au travail.

Cette réflexion permet souvent d’identifier des pistes d’amélioration qui dépassent largement les exigences de la norme. L’organisation peut renforcer son pilotage, améliorer l’implication des collaborateurs, faire évoluer ses indicateurs ou moderniser certains processus afin de mieux répondre aux enjeux actuels.

La future ISO 45001 ne doit donc pas être envisagée comme une simple mise à jour documentaire. Bien préparée, elle représente une véritable opportunité de faire progresser durablement le système de management de la santé et de la sécurité au travail, tout en renforçant la performance globale de l’organisation.

Pour conclure sur l’enquête publique ISO 45001 et comment préparer votre organisation aux futures évolutions

L’enquête publique de l’ISO 45001 constitue une étape déterminante dans le processus de révision de la norme. Bien plus qu’une simple consultation, elle permet aux entreprises, aux experts de la santé et de la sécurité au travail, aux consultants, aux auditeurs et aux organismes certificateurs de contribuer directement à l’élaboration du futur référentiel international. Les observations recueillies pendant cette phase permettront d’affiner le projet de norme avant sa publication officielle et de s’assurer que les futures exigences répondent aux réalités du terrain.

Pour les organisations, cette enquête représente surtout une occasion d’anticiper les évolutions à venir. Les orientations proposées montrent déjà une volonté de renforcer la place de la santé des travailleurs, d’élargir la prévention aux nouvelles formes d’organisation du travail, de mieux prendre en compte les caractéristiques individuelles des salariés et d’intégrer des enjeux émergents comme le changement climatique. Même si ces évolutions ne sont pas encore définitives, elles donnent une vision claire des attentes qui pourraient façonner la prochaine version de l’ISO 45001.

Les entreprises certifiées ou engagées dans une démarche de certification n’ont donc pas intérêt à attendre la publication officielle pour s’y intéresser. Réaliser un état des lieux de son système de management, renforcer sa veille normative, sensibiliser les équipes et commencer à réfléchir aux impacts potentiels de la révision permettront d’aborder la future période de transition avec davantage de sérénité.

Enfin, se faire accompagner par un consultant spécialisé constitue un véritable atout pour transformer cette évolution normative en opportunité d’amélioration. Au-delà de la conformité, la future ISO 45001 offrira aux organisations l’occasion de renforcer durablement leur démarche de prévention, de mieux protéger leurs collaborateurs et d’adapter leur système de management aux nouveaux défis de la santé et de la sécurité au travail.

enquête publique ISO 45001

Demander un audit

09 72 01 00 07

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Retour en haut